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Timidité, timidité maladive, phobie sociale: qu’est-ce que j’ai?

Comment faire la différence entre timidité et phobie sociale, et pourquoi c'est important ?

A un moment de notre vie, nous avons tous ressenti une certaine timidité face à des situations un peu « challengeantes » ou inhabituelles : prendre la parole en public, aller à un entretien d’embauche, demander son chemin à un inconnu, dire non à un vendeur insistant, aller à une soirée où on ne connaît personne…

Souvent confondue avec une timidité excessive, la phobie sociale est un trouble anxieux sévère qui toucherait entre 2 et 4% de la population. Selon mes lectures et mon expérience, beaucoup des phobiques sociaux mettent des années avant de demander de l’aide ou n’en demandent jamais, car nous avons tendance à penser que nous sommes justes « trop timides ».

Si elle n’est pas soignée et qu’elle s’étend sur plusieurs années, l’anxiété sociale peut altérer la qualité de vie et s’associer à d’autres troubles comme la dépression ou l’addiction. Si elle n’est pas prise en charge, elle pousse progressivement à s’isoler des autres et à porter un regard de plus en plus sévère sur soi.  

Comment faire la différence?

Je ne suis pas psychologue, cet article est un résumé de mes recherches sur divers sites de santé et des travaux de Christophe André.

Timidité

Phobie sociale

La timidité pourrait se décrire comme un sentiment d’embarras dans une situation impliquant un rapport à l’autre. Gêne de rougir, manque d’assurance, maladresse, malaise.   

Si est  si elle est incontestablement inconfortable la timidité n’impacte pas la vie quotidienne de manière durable / pathologique.

La phobie sociale génère de la souffrance de manière pathologique, c’est un trouble de santé mentale. Elle impacte concrètement et durablement la vie de tous les jours: ne pas oser aller faire des courses, ne pas oser passer un entretien de recrutement, ne pas oser prendre un transport en commun, etc.

La timidité peut occasionner une gêne qui peut passer avec le temps.

L’anxiété ressentie dans la phobie sociale est généralement très intense, pouvant dans les cas les plus difficiles mener à des crises d’angoisse, une sensation de paralysie, l’incapacité de réfléchir, des tremblements. C’est un état émotionnel de tension nerveuse.

Les symptômes de l’anxiété sociale vont se manifester avant (anticipation, angoisse), pendant (focus extrême sur soi, panique, auto-dénigrement, fuite, angoisse), et continuer après (honte, ressassement des idées, auto-dénigrement, tendance à se cacher, idées dépressives, anticipation, etc…).

 

Dans un groupe, une personne timide aurait plutôt tendance à rester en retrait et à observer ce qui se passe autour d’elle.

Dans un groupe, la personne atteinte de phobie sociale peut se sentir anxieuse voire angoissée. Elle va s’auto-observer avec un regard persistant d’une sévérité extrême et redouter le moment où quelqu’un va lui parler, attirer l’attention sur elle. Elle va créer un cercle mental infernal dont il sera difficile de sortir : focus sur ce qui ne va pas chez soi, ce qu’elle a fait ou dit de travers, ce qu’elle aurait dû faire, ce que les autres ont pensé d’elle ou vont penser d’elle. 

Dans une situation d’exposition sociale, un.e timide peut avoir peur d’être un peu laissé.e de côté ou d’être mis.e en avant.

Dans une situation d’exposition sociale, un.e phobique social.e va redouter que l’on se moque de lui.d’elle ou qu’on l’agresse. Certaines attitudes amicales ou bienveillantes vont l’angoisser au lieu de le.la rassurer.

On peut vivre une timidité qui se transforme en anxiété sociale, mais tous les phobiques sociaux ne sont ni timides, ni introvertis. De nombreuses personnes dans mon entourage m’ont souvent décrite comme très sociable, avenante, chaleureuse. « Quoi ? Toi t’es timide ?! » 

Ne restez pas seul.e, gardez espoir, on peut guérir de l'anxiété sociale!

Selon la Haute Autorité de Santé, l’Anxiété Sociale appartient à la catégorie des Troubles Anxieux Graves. “Aussi appelée sociophobie, il s’agit d’une pathologie durable dont l’anxiété ou l’angoisse sont les principaux symptômes.” Pour évaluer votre niveau d’anxiété sociale, vous pouvez passer ce test en guise de 1er auto-diagnostic. 

La bonne nouvelle, c’est que mettre des mots sur ses maux est une des premières marches de la guérison. Une fois qu’on sait ce qu’on vit, on peut s’attaquer au problème et rapidement mettre en place des solutions.

 Si vous vous reconnaissez dans ces descriptions, ne restez pas seul-e, demandez de l’aide, renseignez-vous, gardez espoir. Le trouble d’anxiété sociale, ça se soigne, et on peut s’en sortir.

J’en parle dans d’autres articles comme dans celui-ci où j’explique comment j’ai commencé à mieux vivre.

Si vous voulez laisser un petit commentaire de témoignage, c’est dessous, et c’est super, merci!

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